mercredi 4 juin 2008

"the light would not focus, the light would not bend"

Lundi 2 juin
JULIEN DUPONT + SIX ORGANS OF ADMITTANCE + HIGH PLACES + DEERHUNTER

Eh oui, Bradford Cox peut passer inaperçu et cela s'est passé pas plus tard que lundi soir. J'explique. Nous attendions patiemment que la soirée commence, bière à l'appui. Quand soudain ! Il, Lui, le maître est tranquillement venu s'asseoir sur l'un des canapés de la salle du Grrrnd Gerland pour écouter (regarder?) Julien Dupont. Et personne n'a cligné d'un cil (comment ça on cligne des yeux et bouge des cils), comme si, comme si rien. Pendant ce temps-là, à quelques centimètres, je gisais par terre toute pleine d'admiration. D'autres diront que tout ça est ridicule. Un rien m'intimide, je sais, j'y travaille. C'est tout de même assez nouveau pour moi de rencontrer ces gens, de sentir leur présence. Et là, c'est le drame ; je détourne mon attention, ne serait-ce qu'une demi-seconde et me voilà nez-à-nez avec Ben Chasny. Comment assimiler la signification totale du verbe "melt".

Bref, Julien Dupont. Le mot 'expérimental' ne sera pas lâché car il me semble que ça n'a rien d'une expérimentation, et que tout bruit, son ou autre est parfaitement dirigé. Je refuse toute opinion contraire. J'aime la position adoptée, j'aime la flûte, globalement j'aime le monsieur.

Un ex plus tard et il fallait que le temps s'accélère, l'attente était douloureuse. Tout ce dont je me souviens de Six Organs Of Admittance c'est que la demoiselle était gauchère et que le batteur a joué en pantoufles turquoises.

High Places débarque. La première chose qui vient à l'esprit est 'Rends ce t-shirt à Panda Bear, tout de suite'. Puis la confiance s'installe and so do the questions : 'de quelle manière ont-ils bien pu se rencontrer ?', 'd'où tient-elle cette voix ?' et forcément 'pourquoi donc est-ce que ça fonctionne aussi bien ?'. Le show s'achève sans réponses mais je ne suis pas frustrée pour autant, certaines parties s'étant montrées vraiment très agréables.
"Especially live, Barber's drum patterns practically dominate. She just provides the humanity needed for his unidentifiable circuit box to emotionally connect." Jeff Klingman

Il déjà tard et j'ai des sueurs froides en pensant à la fréquence de la ligne B. Le mec de type bourré hurle quelque chose comme "Deerhunter, plus grand groupe du monde".
Whitney est encore plus impressionnante en vrai. Les premiers morceaux s'enchainent et il est déjà 23h30. Il est temps de se l'avouer "c'est le dernier, après ce morceau-là, je dois décoller."
Je ferme les yeux et prie Peut-importe-qui pour quelque chose d'intense.
"Hazel St." dit Bradford.
Je n'y crois pas, mais si, et il le répète. J'ose à peine ouvrir les yeux. Le morceau commence et franchement c'est chouette.

Je m'éclipse, délirante, j'aurais pu prêter 1000€ à un inconnu.
Le chemin jusqu'au métro s'avère tout de même difficile.
Se motiver toute seule pour aller voir un groupe et ne pouvoir assister qu'à quatre morceaux à cause d'une dépendance aux TCL c'est comme boire du jus d'orange après s'être lavé les dents : c'est trop con !

http://www.myspace.com/juliendupont
http://hellohighplaces.blogspot.com/
http://www.merryswankster.com/
*
Bonus à la con

3 commentaires:

Técilifé a dit…

hey je veux pas enfoncer le clou mais comment se fait-il que tu n'as vu que 4 morceaux alors qu'ils ont fini à 00:00 pétantes (juste ce qu'il faut pour sprinter comme des dératés au dernier métro)?

Pauline a dit…

parceque'il me faut aussi un A un C et un 13, mais le sprint est tentant !

moissbat a dit…

hé, le mec bourré qui cri a moitié a poil et julien dupont font un groupe ensemble. D'ailleurs ils jouent tous les deux avec Bradford Cox sur la video "DEERHUNTER + GRRRND ZERO IMPROV SESSION JUNE 2 08"


http://www.myspace.com/mutherfuckin